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Les trois tercios

Une fois le toro sorti en piste, le matador, capote en main, se charge de l’accueillir dans son terrain naturel, c’est-à-dire proche des planches, pour le mener petit à petit vers le centre de la piste afin de l’éloigner de sa querencia.

TERCIO DE PIQUE

La présidence signale par un mouchoir blanc, le commencement du tercio dit « de pique» ou « tercio de varas ». Ce tercio a un rôle très important dans le déroulement de la corrida, car il permet de tester la bravoure du toro.

Ce sont les picadors du matador qui entrent alors en action.

Ils vont devoir, en relation avec leur torero, tester la bravoure du toro et son engagement face au châtiment qui lui est infligé par le picador.

Si le toro revient 3-4-5 fois au cheval et qu’il s’emploie c’est-à-dire qu’il pousse, on va pouvoir considérer qu’il est brave.

Pour le matador, cela lui permet également de faire baisser la tête du toro pour la suite du spectacle.

TERCIO DE BANDERILLES

Dans ce tercio, démarré lui aussi par un autre mouchoir blanc, le but va être pour les cuadrillas des matadors (ou le matador lui-même) de poser des banderilles sur le dos du toro, à la base du morillo.

Elles permettent au toro, après l’effort violent de la pique, de récupérer et, au matador, d’apprécier son comportement.

Critère principal de qualité de pose des banderilles : le planté doit avoir lieu dans le berceau des cornes.

TROISIEME TERCIO

Il démarre lui aussi par un mouchoir blanc.

Le maestro va demander à la présidence l’autorisation de tuer le toro. Il va combattre le toro avec la muleta de la main droit (derezacho) et de la main gauche (naturelle).

L’ensemble de ses passes constituent la faena dont le but est de dominer le toro et le préparer pour la mise à mort.

Il y a 3 façons de porter l’estocade :

  • a volapié : en s’engageant droit vers le toro et écartant la muleta au dernier moment, sur la corne gauche du toro.

  • a recibir : en recevant la charge du toro et en s’écartant au dernier moment.

  • al encuentro : en partant en même temps que le toro.

La bonne mise en place de l’épée est un des éléments essentiels du combat et de l’attribution de la deuxième oreille dépend, en grande partie, de la bonne réalisation de celle-ci.

A partir de la prise en main de la muleta, le torero dispose de 15 minutes pour tuer le toro ; passé ce délai, le toro rentre au toril vivant. Le temps qui s’écoule est annoncé au torero par un coup de clarine à la 10ième, 13ième et 15ième minute.