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Le guarismo

COMMENT CONNAÎTRE L’ÂGE DES TOROS

 Les toros doivent avoir :

– Moins de deux ans pour une classe pratique sans mise à mort, ils portent le nom d’erales.

– Moins de trois ans pour une novillada sans picadors, ils portent le nom de becerros.

– Moins de quatre ans pour une novillada avec picadors, ils portent le nom de novillos.

– Quatre ou cinq ans maximum pour une corrida, ils portent le nom de toros.

Le toro, à tout âge, porte sur l’épaule droite un chiffre qui correspond à son année de naissance.

Ce chiffre représente le guarismo ou l’année ganadera qui commence le 1er juillet et se termine le 30 juin de l’année suivante. L’année ganadera ayant été créée en rapport avec le changement de saison (nouvelle herbe).

Exemples :

un toro né en mars 2010, porte le numéro 0 ;

un toro né en septembre 2010, porte le numéro 1.

La particularité réside dans le fait qu’un toro né en août ou septembre peut avoir l’âge révolu pour être combattu en corrida mais porter un guarismo de l’année suivante soit un guarismo de novillo.

Sur le flanc droit se trouve également : 

– le numéro d’identification  : numéro correspond au numéro d’ordre des naissances de la ganaderia

–  sur la hanche, le fer de la ganaderia avec au dessus la lettre « U » ou la lettre « E »

 U : Les toros de ganaderias espagnoles arborent sur le haut de la cuisse un fer en forme de U. Il s’agit de l’emblème de l’Uniòn des Criadores de Toros de Lidia (UCTL). Ce syndicat regroupe les principaux éleveurs de toros bravos espagnols, mais aussi quelques français et portugais afin de défendre leurs intérêts et de gérer le livre généalogique de la race du toro bravo en Espagne. En 2010, elle comprenait 734 élevages. L’UCTL a été créé le 15 avril 1905 pour faire face d’une part aux refus par quelques figuras de combattre certaines ganaderias dont le bétail ne leur convenait pas, d’autre part pour limiter les dégâts occasionnés par les piques de l’époque en introduisant avec difficulté la rondelle (1917-1963).

En fait, les ganaderos ou criadores sont répartis en Espagne en 3 groupes qui forment l’Unión des Criadores de Toros de lidia (UCTL), l’Asociación de Ganaderias de Lidia et les Ganaderos de Lidia Unidos (GLU).

Le premier groupe (UCTL) a le droit de fournir le bétail des corridas formelles.

Le second groupe, l’Asociación de Ganaderias de Lidia, créée en 1977 ne peut fournir que du bétail pour les novilladas piquées, les novilladas sans picador, les becerradas ou encore les spectacles de toréo comique. En 2002, ce deuxième groupe comptait 419 ganaderias.

Il existe une troisième association espagnole : les Ganaderos de Lidia Unidos créée en 1979 qui cherche à préserver la pureté de la race en se reposant uniquement sur le livre généalogique. En 2002, il comprenait 151 ganaderias, et il a été créé pour favoriser la progression de la race et défendre les divers écosystèmes où on élève les toros de combats.

ALCURRUCEN copiePhoto de Patrick COLLEONI – Site internet TORO BRAVO

F : Les toros de ganaderias françaises arborent sur le haut de la cuisse un fer en forme de F majuscule. Il s’agit de l’emblème de l’Association des Éleveurs Français de Taureaux de Combat (AEFTC). Elle regroupe une cinquantaine d’éleveurs français. Cet organisme reconnu officiellement par le Ministère de l’Agriculture français gère le livre généalogique de la race du toro bravo français. L’Association est chargée de la promotion des élevages français dans les différents spectacles taurins (corridas, novilladas, bolsin…).

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